Theatre Research in Canada/Recherches théâtrales au Canada 40.2: Special Issue on Race and Performance in the US-Canada Borderlands

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Call for Papers:
Theatre Research in Canada/Recherches théâtrales au Canada 40.2:
Special Issue on Race and Performance in the US-Canada Borderlands
Powerful transnational movements like Black Lives Matter, Idle No More, and a rising tide of
xenophobic “whitelash” impacting the institutional politics and daily lives of people across North
America, Europe, Latin America, and the UK have urgently refocused issues of race and racism
across a number of fields—including that of theatre and performance. With a few key exceptions
(Young and Rivera-Servera’s Performance in the Borderlands, Palgrave 2011; Stephen
Johnson’s research into cross-border blackface minstrel circuits in nineteenth-century Ontario;
and the recently-established Canadian Consortium on Performance and Politics in the Americas,
to name a few), critical scholarship on race and performance in Canada and the US remain often,
and almost by default, framed within the “national” – and for reasons that make sense. Due in
part to distinctive histories of settlement, immigration, and racial struggle, discourses of race
have manifested differently in the United States and Canada. Yet despite these unique histories,
parallels and saliencies appear in the racial landscape when one looks below the surface: both
political-economic entities are settler colonial societies premised upon Indigenous genocide,
European imperialism, and indentured, enslaved, and immigrant labor. Further, post-1965, both
Canada and the United States liberalized their immigration policies in ways that significantly
changed the makeup of their formerly predominantly white-ethnic settler population. While only
Canada has adopted “multiculturalism” as an official, de jure national policy in 1982, both
countries have grappled with the ongoing challenges of transforming institutional spaces along
lines of racial diversity and inclusion. Do these patterns make for possibilities of exchange and
cross-pollination in theories and practices of racial representation, performance, activism,
outreach, and pedagogy? How can artists, audiences, and citizens intervene in shaping
interpretations of ‘race’ and the material consequences that this social construction affords,
across national lines?
In keeping with TRIC/RTAC’s mandate in “broadening the parameters of theatre scholarship in
Canada,” our goal is to bring together critical and creative works on theatre and performance that
offer new paradigms for thinking about race across the US-Canada border from a decidedly
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Canadian vantage point. We seek to understand how theories and histories of race and racism
have coalesced and diverged in both countries, while patently rejecting Canada’s self-constructed
mythos as a liberal multicultural haven, free from a history of both racialized oppression and
struggle. While contemporary antiracist movements like Black Lives Matter have made their
way north of the border, how do these movements take shape in the Canadian context?
Moreover, how have Canadian critical Indigenous studies and the publicity wrought by
movements like Idle No More and the Truth and Reconciliation Commission on Canada’s
residential schools advanced theories of institutionalized anti-Indigenous racism that travel
across the US-Canada border? And how are Canadian artists engaging with understandings and
representations of race that some may allege to be “US imports” and others find resonant with
local understandings of racism?
We welcome both scholarly essays and excerpts of creative work (i.e. performance
documentation; scripts; experimental, hybrid, and performative genres.) Possible topics might
include, but are not limited to:
• Performances exploring discourses of race transnationally and/or comparatively in the United
States and Canada
• Performing networks of Indigeneity, diaspora, and/or cosmopolitanism, which cut across and
subvert national lines
• Pedagogical approaches to teaching histories and theories of race and performance that span
both Canada and the US
• Dramaturgical approaches to staging racially marked corporeal difference for local, regional,
and trans/national Canadian and/or US-American audiences
• The impact of transnational social movements on the practice and study of articulating race
and racial difference in performance
• Structural changes with regard to racial difference and inequality in performing arts
institutions in the United States and Canada
• Performances that situate and/or problematize Indigeneity relative to race
• Performances that situate and/or problematize discourses of ethnic difference/cultural
difference relative to race
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Submissions of 300-word abstracts should be sent by November 1, 2017, by email to:
bodiesindifference@gmail.com, copied to the TRiC editorial office at tric.rtac@utoronto.ca.
TRIC/RTAC is a bilingual journal, and we welcome submissions in both English and French.
For detailed submission guidelines see: http://tricrtac.ca/en/for-authors/.
The issue is scheduled to appear in November 2019.
Appel à contributions
Recherches théâtrales au Canada 40.2 : Numéro thématique sur la race et la performance
dans les zones frontalières du Canada et des États-Unis
De puissants mouvements transnationaux comme Black Lives Matter, Idle No More, sans parler
du courant d’extrémisme blanc qui connaît une montée récente et transforme les politiques de
nos institutions et le quotidien des gens un peu partout en Amérique du Nord, en Europe et en
Amérique latine, nous incitent à repenser en toute urgence des questions liées à la race et au
racisme dans divers domaines, dont ceux du théâtre et de la performance. Hormis quelques
exceptions importantes (le livre Performance in the Borderlands de Young et Rivera-Servera,
paru chez Palgrave en 2011, la recherche de Stephen Johnson sur les réseaux transfrontaliers de
ménéstrels blackface en Ontario au XIXe siècle et le nouveau consortium canadien sur la
performance et les politiques dans les Amériques, pour ne citer que ces exemples), les recherches
critiques sur la race et la performance au Canada et aux États-Unis empruntent souvent, presque
par défaut, un cadre « national ». S’il en est ainsi, c’est pour des raisons tout à fait logiques. Les
deux pays sont chacun dotés d’une histoire qui lui est propre en ce qui a trait à la colonisation, à
l’immigration et à la lutte contre la discrimination raciale, de sorte que les discours sur la race ne
s’y sont pas manifestés de la même façon. Et pourtant, malgré ces divergences, le paysage racial
des deux pays est marqué, sous la surface, par des parallèles et des points saillants semblables :
d’abord, les deux entités politico-économiques sont des sociétés coloniales dont l’existence
repose sur un génocide des peuples autochtones, sur l’impérialisme européen et sur le travail en
servitude d’immigrants. Ensuite, la libéralisation des politiques en matière d’immigration après
1965 au Canada et aux États-Unis a mené à des changements importants au niveau de leur
composition démographique qui était, jusque-là, formée en grande partie de colons blancs. De
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surcroît, s’il est vrai que seul le Canada a adopté de façon officielle une politique nationale du
« multiculturalisme » en 1982, les deux pays ont dû composer avec la nécessité de transformer
les espaces institutionnels de sorte à promouvoir la diversité et l’inclusion raciale. S’agissant de
penser la représentation, la performance, l’activisme, le rayonnement et la pédagogie en lien à la
race, ces tendances ouvrent-elles la voie à des échanges et à une pollinisation croisée des théories
et des pratiques? Comment les artistes, le public et les citoyens peuvent-ils aider à façonner des
interprétations de la « race » et les conséquences matérielles de cette construction sociale au-delà
des frontières nationales?
Dans l’esprit du mandat que s’est donné notre revue d’« élargir les paramètres des études sur le
théâtre au Canada », l’objectif de ce numéro et de rassembler des travaux critiques et créatifs sur
le théâtre et la performance qui mettent de l’avant de nouveaux modèles pour penser la race des
deux côtés de la frontière canado-américaine, et cela, d’un point de vue résolument canadien.
Nous cherchons à comprendre comment les théories et les histoires de la race et du racisme ont
pu s’unir et diverger des deux côtés de la frontière, tout en rejetant absolument le mythe du
Canada du paradis libéral et multiculturel dépourvu d’une histoire d’oppression et de luttes
raciales. Avec l’arrivée, au nord de la frontière américaine, de mouvements antiracistes
contemporains comme Black Lives Matter, comment ces mouvements se manifestent-ils dans un
contexte canadien? Comment les études autochtones au Canada et la publicité entraînée par des
mouvements comme Idle No More et la Commission de vérité et de réconciliation sur les
pensionnats autochtones ont-elles permis d’avancer des théories sur le racisme institutionnalisé à
l’endroit des Autochtones qui traversent la frontière canado-américaine? Comment les artistes
canadiens entrent-ils en relation avec des conceptions et des représentations de la race qui, aux
dires de certains, sont importées des États-Unis, ou selon d’autres, reflètent les conceptions du
racisme à l’échelle locale?
Dans ce numéro, RTaC est à la recherche d’articles savants et d’extraits d’oeuvres créatives
(documentations de performance, scénarios, textes expérimentaux, hybrides ou performatifs,
etc.) qui abordent des sujets comme ceux-ci (la liste n’est pas exhaustive) :
• Les spectacles qui explorent les discours sur la race aux États-Unis et au Canada de façon
transnationale ou de manière comparative;
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• Les réseaux de performance qui s’intéressent à l’indigénéité, à la diaspora ou au
cosmopolitisme et qui traversent les frontières nationales ou les remettent en question;
• Les approches pédagogiques à l’enseignement des histoires et des théories sur la race et la
performance au Canada et aux États-Unis;
• Les approches dramaturgiques à la mise en scène de différences corporelles axées sur la race
à l’intention d’un public local, régional ou trans/national, au Canada ou aux États-Unis;
• Les effets des mouvements sociaux transnationaux sur l’expression de la race et des
différences raciales sur scène;
• L’évolution structurelle des institutions vouées aux arts de la scène aux États-Unis et au
Canada eu égard à la diversité et à l’inclusion raciale;
• Les performances qui situent ou qui problématisent l’indigénéité par rapport à la race;
• Les performances qui situent ou qui problématisent les discours sur la différence ethnique ou
culturelle en lien avec la race.
Nous invitons les personnes intéressées à soumettre un résumé d’article de 300 mots d’ici le
1er novembre 2017 à bodiesindifference@gmail.com, avec en copie conforme l’équipe éditorial
de la revue au tric.rtac@utoronto.ca.
Comme RTaC est une revue bilingue, vous êtes libres de proposer une contribution en français
ou en anglais.
Pour lire notre guide de présentation d’un article, allez au http://tricrtac.ca/fr/for-authors.
La parution du numéro est prévue pour novembre 2019.